Au troisième trimestre 2025, l'industrie automobile en Île-de-France connaît des remous économiques significatifs, mêlant faillites et tentatives de redressement. Avec plus de 5 000 salariés répartis dans plus de 100 entreprises, le secteur est un pilier de l'économie régionale.
Les procédures collectives se multiplient, témoignant des difficultés rencontrées par certaines entreprises. Parmi celles-ci, on note FIBELEC, spécialisée dans les travaux de construction, qui a été placée en liquidation judiciaire en novembre 2025, impactant entre 3 et 5 salariés. Cette tendance semble s'inscrire dans un contexte plus large de hausse des procédures collectives en France, avec 13 240 ouvertures recensées entre juillet et septembre 2025.
Cependant, des initiatives de redressement sont également visibles, à l'image d'Ecolotrans qui se recentre sur le secteur du frais après avoir été placée en redressement judiciaire pour surmonter ses difficultés financières. Cette volonté de rebondir illustre la résilience des acteurs locaux face aux défis économiques.
Les ventes aux enchères de véhicules et matériels en liquidation judiciaire se multiplient, reflétant une réalité contrastée où des entreprises emblématiques, comme Signature Auto, sont contraintes de mettre la clé sous la porte malgré leur ancrage local. Ce phénomène traduit l'impact direct des bouleversements économiques sur le tissu entrepreneurial régional.
En parallèle, le secteur de l'automobile en Île-de-France bénéficie d'une dynamique artisanale forte, représentée par plus de 30 000 entreprises artisanales et près de 60 000 salariés. Cette vitalité témoigne de l'importance de l'artisanat dans le maintien de l'activité économique locale, offrant un contrepoint positif aux difficultés rencontrées par certaines entreprises du secteur.